Mort par pendaison pourquoi?
pourquoi ce geste fatale lui dont la vie semblait lui sourir .
LUI qui aimait la vie il nous laisse meurtrie notre vie est devenu un vrai cauchemar ,lui qui était très proche de nous il nous AIMER et nous l'aimions
Il le savait j'avais toujours peur pour mes enfants d'un accident mais jamais jamais je ne pensais que mon fils decede de cette façon. pourquoi ?
Comment vivre après ce drame j'aimerai tellement le rejoindre mais j'ai mon fils ...
Sa lettre avant de partir : Juin 2007
La mort n'est rien...
Je suis seulement passé dans la pièce à côté...
Je suis moi et vous, vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns pour les autres,
Nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m'avez toujours donné,
Parlez-moi comme vous l'avez toujours fait,
N'employez pas un ton différent,
Ne prenez pas un ton solennel ou triste,
Continuez à rire,
De ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi,
Que mon nom soit prononcé dans la maison
Sans emphase d'aucune sorte,
Sans une trace d'ombre.
La vie signifie tout ce qu'elle a toujours signifié,
Elle est ce qu'elle a toujours été,
Le fil n'est pas coupé.
Continuez à rire,
Pourquoi serai-je hors de votre vue?
Je vous attends,...je ne suis pas loin...
JUSTE DE L'AUTRE COTE DU CHEMIN...
Vous voyez, tout est bien... Alors souriez.
« Recevoir une âme que l'on doit accompagner est le plus grand rôle d'un père où d'une mère ». Nous pouvons facilement décrire le mal. On peut citer des faits précis et expliquer comment on a eu mal. Comme dit « Anthony de melo » dans son livre, l'amour ne peut être décrit. Je vais vous raconter ma rencontre avec un être merveilleux : mon fils. Difficile de décrire l'amour que je ressens pour lui, facile de vous conter les merveilleux moments que j'ai pu partager en sa compagnie. Stéphane est né le 5 juillet 1984 vers la fin de l'après-midi. Son accouchement a été difficile car il faisait 59 cm et 3,950 Kg. Il a voulu sortir en regardant le ciel (ou sous la jupe de l'infirmière) et par conséquent, cela a été douloureux pour lui et pour sa mère. Je pense que c'était le plus beau jour de ma vie. Quelle émotion ! Il n'y avait personne et tout à coup, un enfant est là. On lui donne un nom et c'est une personne à part entière. Sa tête était grande. C'était bien mon fils. Il avait un énorme pain de sucre et lorsque le médecin me l'a tendu pour lui faire prendre le bain, je lui ai dit « je suis le papa, j'ai le droit de savoir la vérité. » Le Docteur m'a regardé et m'a dit « Qu'est ce qu'il y a ? Votre fils est en pleine santé et c'est un super beau bébé ! ». Et moi de rétorquer, « Vous avez vu sa tête ? ». Il m'a expliqué, mon émotion est retombée et j'ai pu voir le splendide enfant que Dieu m'avait confié. Nous avons passé trois heures dans ce couloir de la maternité, dans une pénombre, sans un bruit. Nathalie dormait et moi je contemplais cet enfant. Pendant trois heures, je lui ai parlé, il a tout entendu, il me serrait mes doigts. Il m'aimait déjà et nous avons commencé une relation d'amour qui ne s'arrêtera jamais. Quelle fierté d'être l'accompagnateur d'une petite âme pleine d'amour. Merci mon Dieu de cette confiance de m'avoir confié ce petit ange. Je garde dans mon c½ur, tous ces moments passés en sa compagnie. Je garde dans mon c½ur, toutes ces joies lors de ces grands événements. Ces premiers pas, ces premiers tours en vélos, ces premiers copains, ces premières bêtises, ces premiers coups de gueule, ces premiers amours. Le bonheur existe. Je l'ai vécu pendant 23 ans sans m'en rendre compte. Il a fallut que je le perde pour m'en rendre compte. Les futurs souvenirs se sont arrêtés et maintenant, je dois comprendre que l'on m'a permis de vivre ces moments avec lui. J'ai eu de la chance, cela a duré 23 ans et nous avons pu nous dire que nous nous aimons. Je crois que les personnes préparent leurs départs. Stéphane a décidé en juin 2004 de venir vivre chez moi. Après le mal que je lui avais fait, j'étais parti du jour au lendemain sans explication et à son âge, il n'avait pas compris. Il avait 14 ans. Il a beaucoup souffert, je lui ai fait beaucoup de mal. Excuse moi Stéphane de t'avoir fait du mal. Il est arrivé un jour, et il m'a dit. Si tu es d'accord, je viens vivre avec toi. Ce bonheur indescriptible s'est emparé de moi. Je savais que nous nous aimions mais je n'imaginais pas que nous ne pouvions être séparé. Nous nous sommes retrouvés. Des explications d'homme à homme ont eu lieu. Des larmes dans les yeux, nous nous exprimions notre amour. Je le regardais avec fierté, il me regardait avec fierté. Depuis nos retrouvailles, nous avons vécu, à mon avis les plus beaux moments de notre partage. Ce vendredi 22 juin 2007.... deux êtres qui s'aiment doivent être séparées ? Pour se retrouver ? Je suis devenu vieux et plus si entente. Un enfant que j'ai chéri, que j'ai bercé, que j'ai consolé, que j'ai soigné, que j'ai surveillé, que j'ai dorloté, que j'ai aimé, que j'ai vu grandir, à qui j'ai appris à marcher, à faire du ski, du vélo, du surf, à parler, à écouter, à manger, à vivre dans ce monde quelque fois difficile, on me l'a enlevé ce soir là à 1h03. On ne me l'a pas enlevé normalement, on me l'a enlevé dans une violence inouïe, on me la broyé, déchiqueté, découpé, éclaté. C'est horrible d'imaginer cela. C'est encore plus horrible de le voir pendant mes rêves. J'ai mal pour lui. Je l'entends crier et je l'entends pleurer. Je ne peux plus le consoler et le soigner. Je n'ai même pas pu le revoir. Il me reste aujourd'hui le droit d'espérer son bonheur ailleurs que sur cette terre. Ailleurs qu'à côté de moi, ailleurs que dans notre vie. Il me reste à accepter que Dieu m'a confié un enfant et que je n'en étais pas propriétaire et que son destin ne m'appartenait pas non plus. Il me reste à remercier pour ces moments de bonheur et comprendre que la vie n'est rien d'autre qu'une étape pour ce préparer à quelque chose que l'on n'arrive pas à concevoir avec notre esprit petit et modifié par nos habitudes de grands malades d'un monde malade. Il était venu vivre avec moi car il savait inconsciemment qu'il devait partir. Il est venu me dire au revoir. Dire que j'ai eu la chance de vivre avec lui pendant 23 ans....
Pascal... son papa...


